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L'art de la Fugue
Pour un peu, vous l'auriez oubliée. Pas un refoulement pour psychanalyste en goguette, non, juste un oubli. Pourtant, elle a été l'objet de toutes les attentions pendant les répétitions. C'est même par elle qu'a débuté le déchiffrage il y a 3 mois. Evidemment, personne n'a été dupe, les remarques acerbes aussotôt ont fusé : "Encore un compositeur à qui ses parents ont dit, passe ton Bach d'abord". Cela étant, cela faisait bien dix minutes que vous étiez installé dans une douce quiétude, andante, tutti puuis les soli. La soprano qui vibre, la basse qui tonne, le ténor qui en fait des tonnes, l'alto qui, comme les bons amis, arrive trop tard et part trop tôt.  Et puis viennent ces trois mesures en fin de page avec ce petit cercle tracé au crayon mal taillé entourant une abréviation : "rall", rallentendo. Le tempo s'infléchit, les yeux se lèvent vers le chef qui n'avait plus croisé autant de regards depuis deux bonnes pages.

Et là, vous vous souvenez. Le calme avant la tempête. Vu du public, le changement qui s'opère est presque imperceptible. Pourtant, les habitués ne s'y trompent pas, certains signes ne laissent pas deplace au doute. Ceux qui connaissent l'oeuvre se réjouissent, il va y avoir du sport. Les symptômes sont connus : une légère crispation des mains, accompagnée d'une poussée sudorale. Après le soudain et fugace besoin de communication visuelle cité précédemment, le regard se verruoille sur la partition, qu'il ne quittera quasiment plus jusqu'au point d'orgue final. La tête rentre un peu dans les épaules. Ou bien sont-ce les épaules qui remontent, peut-être pour diminuer la résistance au son ? Pour les vieux routards du chant chorale, l'exercice qui s'annonce ne suscite guère plus d'appréhension qu'une visite chez le dentiste. Il parait qu'il y en a même qui aiment ça. Avant tout, ils connaissent les trucs, les combines qui facilitent la manoeuvre. En voici quelques uns qui vous seront précieux au moment crucial. Ne démarrez jamais le premier, si quelqu'un doit se couvrir de ridicule, autant que cela soit votre voisin.

Après un départ intempestif et inopportun, évitez de hausser les épaules et de piquer un fard. au contraire, prenez la posture d'un grand chanteur lyrique et continuez.Quand les collègues de pupitre entreront à leur tour, esquissez une retraite discrète et raccrochez votre wagon en queue de train. On ne sait jamais, sur un malentendu ça peut passer, spécialement s'il s'agit d'une oeuvre récente. A l'oreille du public, cela passera pour une bizarrerie d'écriture. Aussi évitez les consonnes trop marquées. Les "s" et les "t" de la langue allemande sont rédhibitoires. Mal synchronisés, on pensera à une fuite de gaz ou à une rafale de fusil mitrailleur. Le chef remarquera vos consonnes, pas vos voyelles. Tenez-vous en à ces dernières. Enfin, lorsqu'il ne restera plus qu'une page à tourner, amorcez un retour sur le devant du pupitre, prenez de l'assurance. A ce moment là, les paroles ne seront plus un problème. Dans le cas d'une pièce de musique religieuse, ce sera souvent "Amen"  sur trois pages. Chantez plus fort, et si possible par coeur (s'il y a une page à apprendre par coeur, c'est la dernière), de sorte que le public garde de vous l'image finale d'un choriste transcendé, chantant à gorge déployées, le visage luisant de sueur, détaché de sa partition et en parfaite symbiose avec son chef, vu de dos. L'instant d'après, une expression de béatitude, le sentiment du devoir accompli pourront se lire sur votre visage apaisé.

Muni de ces précieux conseils, vous allez vouvoir aborder en toute sérénité ce que vous avez failli oublier .... la petite fugue d'avant la fin.
 
Une page se tourne, une autre s'ouvre !

Près d'un an de travail et voilà que Katharina va voyager sous d'autres cieux. La Chorale 1857 et l'Orchestre d'Harmonie de la ville de Bischwiller ont donc présenté cette messe de Jacob de Haan à deux reprises : à Haguenau et à Reichshoffen.

Beaucoup d'émotion au rendez-vous. C'est l'orchestre qui ouvre le bal en exprimant l’une des plus belles et plus virtuoses pages musicales de Gioacchino Rossini, l’ouverture de l’Italienne à Alger, l’un des opéras rossiniens le plus apprécié du public… « la belle Italienne, venue à Alger, apprend aux amants jaloux et fiers que la femme, quand elle veut, se joue de tout le monde ».

Puis c'est au tour de la chorale de faire preuve de tout son talent en interprétant tout en majesté et en finesse une pièce de Zoltan Kodaly : Veni Veni Emmanuel qui se base sur un antique cantique grégorien avant d'enchainer sur un chant d'Eric Whitacre : The Seal Lullaby (la berceuse du phoque).

Après ces moments de douceur, arrive le plat de résistance avec la fameuse Missa Katharina de Jacob de Haan. Cette pièce fort bien écrite pour orchestre d'harmonie, choeur mixte et soliste soprane a permis à tous les musiciens, choristes, soliste et instrumentistes, de s'exprimer au mieux.

Le public a bien ressenti l'osmose et la complicité qui règnait entre tous les intervenants et ne s'y est pas trompé. Tout le monde était sous le charme. Un grand merci également à la chorale Mélodie en choeur de Reichshoffen qui nous a si gentillement accueillis dans sa belle église baroque et nous a fait partager quelques extraits de son répertoire. Vous trouverez quelques photos et l'enregistrement de ce concert pour ceux qui veulent se replonger dans cet état de félicité.

Mais point de repos pour les braves. Après avoir, comme de tradition, apporté un peu d'espoir et de soleil aux personnes hospitalisées en ces périodes de fête, la chorale attaque sur les chapeaux de roues son nouveau programme : un grand concert prévu les 14 & 15 avril 2012 et qui regroupera environ 500 choristes et un orchestre d'harmonie et, pour l'automne 2012 (vous pouvez d'ores et déjà vous réserver la date du 4 novembre) un grand concert spécial Renaissance avec la participation d'un haute contre de renommée internationale : Leandro Marziotte. Nous ne manquerons pas de vous donner tous les renseignements nécessaires via notre site. Alors bonne visite, à très bientôt, et meilleurs voeux pour cette année 2012.

Musicamicalement


 

 
« Missa Katharina »…la partition du cœur…

Une passion commune, un engagement associatif fort et une volonté d’innovation et de progrès constants…Voici les quelques clés de l’aboutissement d’un « rêve » de longue date, que partagent la chorale 1857 de Haguenau et l’orchestre d’harmonie de la ville de Bischwiller.

Pour ce rêve commun, le choix s’est tourné vers la « Missa Katharina », œuvre magistrale et originale composée en  2006 et seconde messe composée par le Néerlandais Jacob de Haan.
Elle a permis au compositeur d’obtenir le 1er prix lors du concours de la confédération internationale des sociétés musicales, ce qui assure d’un réel gage de reconnaissance et de qualité dans le milieu musical.

Depuis sa création mondiale en Octobre 2006 à la Basilique d’Ottobeuren en Allemagne, cette oeuvre a suscité un enthousiasme sans précédent dans le monde musical, à en juger par le nombre de représentations dans toute l’Europe.

L’éloge de la presse est d’ailleurs unanime, « il s’agit d’une composition prestigieuse à plusieurs titres, comblée de raffinement et de charme, elle dénote dans le traitement des instruments et des chœurs qui illustre tout le savoir-faire du compositeur…la partition du cœur…».

Composée des six mouvements traditionnels, Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Benedictus, Agnus Dei et complétés par trois mouvements instrumentaux, Prélude, Offertoire, Postlude ainsi que deux mouvements de messe, l’Alléluia et l’Amen, sa durée approche les 45 minutes. L’intervention de la soliste Claudine Morgenthaler rehaussera encore  l’éclat de cette œuvre.
Quant à la  première partie, l’orchestre ouvrira le bal avec la célèbre ouverture de l’opéra de Gioacchino Rossini, « L’Italienne à Alger ». Puis la chorale 1857 interprètera deux œuvres de Kodaly et Eric Whitacre.

Depuis la rentrée de Septembre, l’orchestre et la chorale se réunissent assidûment à Haguenau ou à Bischwiller pour des répétitions communes, empreintes de travail et de moments de partages intenses autour de ce projet qui restera très certainement dans les annales ou du moins dans toutes les mémoires.

Nous vous convions dès à présent à réserver l’une des deux dates pour partager ce moment inoubliable.

Dimanche 13 novembre à 16h00 à l’Eglise St Joseph de Haguenau ou Dimanche 27 novembre  à 16h00 à l’Eglise St Michel de Reichshoffen avec la participation de la chorale Mélodie en Chœur sous la Direction de Thomas Kern.

Entrée : 8 euros – gratuit pour les moins de 14ans – Placement libre – renseignements et réservations au 03.69.11.78.78
Billets également en vente auprès des choristes et musiciens

 
Un week-end de travail studieux

Le week-end des 17 & 18 septembre, une grande majorité des choristes s'est retrouvée dans le cadre enchanteur du Kleebach afin de paufiner nos prochains grands concerts des mois d'octobre et novembre. C'est ainsi qu'après avoir pris possession de nos chambres (en faisant bien attention de mettre les ronfleurs avec d'autres ronfleurs !) nous nous sommes retrouvés dans la grande salle dite "point d'orgue". Et là, pas de répit. Isabelle a de suite enchaîné avec une mise en voix digne de ce nom. En effet, il s'agit de bien chauffer sa voix si on veut chanter tout le week-end.

 

 

Et nous voilà d'attaquer tout d'abord le programme du concert que nous donnerons à l'Èglise Ste Madeleine de Strasbourg le 23 octobre. Au menu principal : hommage à Franz Liszt. A peine avons-nous commencé qu'il est l'heure de goûter. En effet, pour avoir demandé aux choristes de ramener gâteaux et autres boissons, nous nous retrouvons littéralement submergés de victuailles. Il ne faut pas gâcher, bien sûr. Donc, sous la pression collective, Isabelle nous accorde notre petit goûter.

Le ventre un petit peu lourd, nous reprenons avec le morceau de choix de ce week-end : la Missa Katharina. Travail acharné jusqu'au repas du soir et rebelote après le dîner. Bien sûr la troisième mi-temps est de mise et nous faisons tous honneur à "l'abreuvoir", pièce bien connue de tous les musiciens du Kleebach.

Après une (plus ou moins) bonne nuit de sommeil et un petit déjeuner conséquent, petite séance de relaxation coachée par notre chef. Rien de tel pour évacuer toutes les tensions négatives et se retrouver avec soi même. Après ça, on a une "patate" d'enfer pour tout le reste de la journée. Journée qui se poursuit dans le travail et la bonne humeur jusqu'en fin d'après-midi. Le résultat d'un tel week-end, c'est qu'il se produit ces petits moment magiques et qui donnent la chair de poule. Isabelle en était toute retournée et ravie du travail accompli.


Si vous le souhaitez, vous pourrez en juger par vous même lors des concerts des 23 octobre à l'Eglise STe Madeleine de Strasbourg, 13 novembre à l'Eglise St Joseph de Haguenau et 27 novembre à l'Eglise St Michel de Reichshoffen. Nous serons ravis de vous y rencontrer.  

 

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Lettre de rentrée 2011-2012

Circulaire à l'attention de tous les choristes ou futurs choristes :

Malgré une commande de soleil faite en haut lieu et dans les délais officiels, nous nous voyons dans l'obligation de faire une triste constatation :

L'été était pourri !

Par contre, la chef, la présidente et l'ensemble du comité de la chorale 1857 vous promettent un bel été indien.
A ce sujet, nous avons retrouvé la partition originale de « l'été indien » qui n'est pas à attribuer, comme le dit la croyance populaire, à Joe Dassin mais à un illustre inconnu qui l'a composée en 1857. Nous avons retrouvé le texte du refrain :

                On ira
                Tous les lundis à la chorale
                Et l'on chantera encore
                Lorsque l'été sera mort

                Toutes les nuits
                Nous travaillerons d'arrach' pied
                Pour venir
                A bout des fausses not's


La partition originale comportait par ailleurs une note manuscrite du compositeur :

« Le moment idéal pour une reprise optimale du travail se situerait autour du LUNDI 29 août à 20h15 à la maison de la musique de Haguenau.
Toute la chorale doit par ailleurs se mobiliser pour des projets futurs où elle pourra donner toute la mesure de son talent. Selon le calendrier lunaire, les dates les plus favorables seraient :

Dimanche 23 octobre 2011 à l'Eglise Ste Madeleine de Strasbourg
Dimanche 13 novembre 2011 à l'Eglise St Joseph de Haguenau
Dimanche 27 novembre 2011 à l'Eglise St Michel de Reichshoffen
Samedi 14 et dimanche 15 avril 2012 à Schweighouse/Moder »


Afin de ne pas contrarier les souhaits de ce très grand compositeur, nous vous proposons donc de nous retrouver avec grand plaisir le 29 août.

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